Chronique cinévore: Imitation game

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L’histoire est simple si l’on peut dire. C’est celle d’Alan Turing, mathématicien de génie et cryptologue qui, en 1940, prend part à la mission secrète du gouvernement britannique pour briser le code de la machine Enigma qui servait à coder tous les messages allemands pendant la guerre.

Mais dans les faits c’est bien plus complexe que çà.

Tout d’abord la narration est entrecoupée de moments dans le passé (à l’adolescence de Turing) et dans le futur (dans les années 50) mais bien entendu l’action principal se situe en 1940 lorsque le petit groupe se forme à Bletchey Park pour trouver une solution pour cracker le code des allemands.

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On sait plus ou moins tous que les anglais ont déchiffrés Enigma, cependant pour ma part je ne connaissais pas les détails de l’histoire et le film sans en faire 10 caisses a exactement ce qu’il faut de petits détails pour faire entrer le spectateur dans la confidence. On suit donc ce groupe de cryptologue avec la responsabilité qui est la leur en ces temps de guerre, propulsé par Alan Turing qui est plus visionnaire qu’autre chose. Il repousse les limites, quitte à ne pas être compris.

Finalement ce film c’est surtout l’histoire d’un homme, de cet homme qui bien avant la création des ordinateurs avait déjà pensé l’ordinateur. D’ailleurs la machine qu’il crée pour déchiffrer Enigma est considérée par certains comme le premier ordinateur construit. Un homme, enfin, joué avec justesse par Benedict Cumberbatch. Alors qu’on pourrait le penser trop empreint de son personnage de Sherlock, l’acteur s’en démarque en donnant une véritable identité à son personnage alors même qu’il a des similitudes avec Sherlock. Les autres acteurs sont pas mal aussi mais c’est vrai que Cumberbatch domine largement le jeu ce qui n’est pas un hasard puisque son personnage est le personnage principal.

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La mise en scène porte littéralement le film. entre images d’archives, images du Londres bombardé et le microcosme de Bletchey Park, le réalisateur réussis à parler de la guerre sans montrer de combats finalement ce qui donne une dimension encore plus puissante à ces images. La machine utilisée par Turing a été reconstituée quasiment à la perfection. Elle joue un rôle considérable et la façon dont le réalisateur a mis en scène le premier déchiffrage de code est vraiment puissante.

On retrouve comme souvent dans ce genre de films, quelques phrases à la fin décrivant le parcours des différents personnages, ce qui nous laisse sur une note assez triste étant donné la trajectoire du personnage principal.

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J’ai été assez surprise de constater que la bande originale avait été composée par Alexandre Desplat. Pour cette raison et pour bien d’autres, le film m’a légèrement rappelé le discours d’un roi. Non pas qu’ils se ressemblent vraiment mais l’époque et la musique m’y ont fait pensé et comme c’est un film que j’adore c’est plutôt bien tombé.

Je ne suis pas sûre d’avoir tout dit mais en tout cas ce que je peux vous dire c’est que c’est un film que je conseillerai à tout le monde, tant je le trouve universel. Chacun y trouve quelque chose. Pour le moment, de la sélection des oscars c’est le film que j’ai préféré et j’espère vraiment qu’il sera récompensé.

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