Mad Max Fury Road, What a day! What a lovely day!

Pour information, j’ai vu ce film trois fois (chaque fois avec des personnes différentes si ça peut vous rassurer). Et je pense que j’ai rarement revu un film avec autant d’envie..

En grande habituée du cinéma, j’avais vu la bande annonce plusieurs fois et chaque fois je m’étais dit « What. The. F*ck?! ». Bref j’étais pas super emballée, mais la présence de Tom Hardy dans le rôle titre m’a convaincue. J’ai dû en parler à un moment j’adore cet acteur surtout depuis que je l’ai vu dans des hommes sans loi et quand vient la nuit que je vous conseille fortement d’ailleurs.

Bref, j’y suis quand même allé tout en me disant qu’il risquait fortement d’y avoir de la violence et même si je n’ai pas facilement peur y’a certains types de violence que j’ai du mal à supporter. BREF

Ah oui au fait, cet article est un peu full of spoilers donc si vous n’avez pas vu le film, mieux vaut ne pas lire la suite.

Esthétique extraordinaire

Je commence par ça puisque finalement c’est un des éléments les plus marquants du film. Je pense que c’est quelque chose que l’on peut difficilement enlever à George Miller, l’esthétique de ce film est juste époustouflante. Miller réussit à créer un univers qui inspire énormément de sentiments, la répugnance pour certaines scènes, la révolte, la folie et surtout une sorte d’attirance liée notamment à certaines scènes vraiment époustouflante d’un point de vue graphique (la scène de la tempête de sable par exemple). J’ai rarement eu l’occasion de ressentir ça au cinéma. L’esthétique est hyper maîtrisée et travaillée. Ca renforce l’identité du film et surtout son originalité. Parce que on pourrait se dire que Mad Max est encore un de ces blockbusters avec des courses poursuites en voitures, des combats etc mais ce n’est pas simplement ça. Miller réussit à épurer complètement le style du blockbusters en faisant un film qui répond aux caractéristiques du genre tout en s’en démarquant.

L’histoire d’un aller-retour

Alors j’ai lu pas mal de choses sur le film et il semble que ce soit un des principaux reproches que l’on fait au film. Reproche avec lequel je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas parce que l’on revient au point de départ que le voyage n’a pas été intéressant. Ici, l’aller-retour agit comme une sorte de voyage initiatique, pour que chacun des personnages prennent conscience de ce qu’il a à faire et de qui il est. C’est un voyage qui forge la personnalité et la place de chaque personnage dans cet univers détruit au milieu de ces gens brisés. Cela permet aussi de renforcer la cruauté du monde dans lequel se situe l’action: il n’y a aucun échappatoire, la seule solution c’est de revenir en arrière et de tout recommencer. D’une certaine manière c’est un constant triste renforcé par la scène où Furiosa découvre la vérité mais on peut aussi y voir un autre message: pour changer les choses, il faut agir et pas fuir.

Tom Hardy, l’anti-héros

Pendant toute la première partie du film on se pose des questions sur le personnage de Max. Qui est ce mec à moitié fou ?! Malheureusement on n’aura pas forcément de réponses sur son passé dans ce film, mais au fur et à mesure qu’il s’intègre et se voit confier une mission, sa folie s’efface un peu. Il trouve la force de se ressaisir pour aider les autres. Pourtant, son image de héros super bad-ass passe un peu au second plan. Déjà on lui retire sa voiture dès les 5 premières minutes ce qui ne manquera pas de décevoir les fans de la franchise et enfin, il ne s’illustre pas forcément dans des combats, ou en tout cas pas plus que Furiosa. Et le moment le plus badass se passe hors champ. Certains ont pu en être déçu mais je trouve que, au contraire ça rend le personnage encore plus inquiétant. Il part tout seul, grosse explosion, il revient les bras chargés de munitions et le front couvert de sang qui n’est pas le sien. A ce moment-là on se dit « bon bah on plaisante pas avec lui » XD

Sinon, Tom Hardy interprète à merveille le personnage en s’écartant un peu de l’interprétation de Mel Gibson. Le truc avec Tom Hardy c’est qu’il est hyper expressif sans avoir besoin de parler. Bon, c’est vrai que au bout d’une heure de film quand il a sa première vraie phrase tu te dis « mais il parle! ». Enfin, d’un coté ça colle complètement au personnage qui a passé beaucoup de temps seul.

Furiosa

Comme vous vous en doutez, Charlize Theron livre encore une super performance. Y’a pas à dire je la trouve vraiment magnifique même avec le crâne rasé ^^ Pendant tout le film elle est mise en avant comme le personnage clé de ce film. Et même si cela met un peu à l’écart Max, c’est furieusement efficace (ahah…) Mais si il y avait une chose dont je devais vous parler c’est la dynamique entre Max et Furiosa. A partir du deuxième visionnage, c’est plus simple de remarquer certaines choses et il y a une réelle construction de leur relation qui ne se fait pas par le dialogue mais par leur coopération. C’est vraiment très flagrant et très bien fait. La première scène où ils collaborent vraiment est très bien chorégraphiée, elle donne vraiment le sentiment qu’ils se connaissent depuis des années, tout simplement parce que d’une certaine manière ils ont vécu les mêmes choses. Ce qui est bien aussi c’est que Miller n’est pas entré dans le cliché « histoire d’amour dans film bourrin avec bisous à la fin » et étonnamment (pour moi qui d’habitude adore ça) je trouve que c’est encore mieux de cette manière.

Le côté féministe

Vous avez surement entendu parler de cette polémique autour du supposé féminisme du film. Il est évident que les femmes sont mises en avant dans le film puisque le personnage qui se démarque le plus est Furiosa. Après il faut replacer tout cela dans un contexte. On se place aussi dans un monde où tous les personnages sont utilisés. Les War Boys représenté par Nux (Nicholas Hoult) sont tout aussi oppressés et utilisés. Leur lavage de cerveau est tel qu’ils ne distinguent plus rien sauf leur supposée mission. La présence de ces personnages formatés rend le film assez effrayant d’une certaine manière. Leur folie est transmise à l’écran de manière parfaite.

Au-delà d’un film sur le féminisme je trouve que c’est aussi et surtout un film sur l’espoir, sur l’idée que l’on peut toujours changer les choses. Cet espoir est représenté par le changement des personnages mais aussi par le symbole de la femme enceinte avec « the dag », une des femmes-objets d’Immortan Joe que l’on voit peu mais qui se révèle être un des personnages les plus symbolique du film. Elle porte la vie et ensuite elle récupère le sac plein de graines et par ces deux éléments assez minimes par rapport au reste du film elle devient un personnage clé en représentant l’espoir d’un renouveau. On peut un peu y voir l’idée que la femme est l’avenir de l’homme d’une manière symbolique mais ce n’est ni une thèse nouvelle, ni un féminisme exagérée.

Je sais que certain(e)s trouveront ce film trop violent, trop dur ou trop éprouvant mais moi il ne m’a pas fallu plus de 10 minutes pour comprendre que ce film n’avait rien à voir avec certaines grosses productions à la Michael Bay avec explosions inutiles et invraisemblables qui agrémentent un scénario plat.

Pour conclure, c’est sans conteste un de mes films préférés de l’année et je sens qu’en décembre il sera très haut dans mon Top 10 des films de l’année ^^

 

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